Dans le monde de l'assurance, chaque mot compte. Pour pouvoir exercer tous vos droits de consommateur, il vaut mieux comprendre le vocabulaire propre à ce domaine.
Vous voulez souscrire une assurance vie, c'est-à-dire une assurance qui prévoit le paiement d'une prestation en cas de décès de l'assuré? Alors, une fois vos besoins bien cernés, vous remplissez une proposition d'assurance. Ainsi, vous signifiez à une compagnie d'assurance votre désir de vous procurer une assurance sur votre vie et vous précisez le genre d'assurance choisie, le capital assuré, les noms de l'assuré et du bénéficiaire, etc. Cette proposition permet à la compagnie d'évaluer le risque que vous lui demandez de couvrir.
Si elle est acceptée, cette proposition devient l'un des documents constituant votre contrat d'assurance. Ce contrat est une convention qui définit les obligations de l'assureur et du propriétaire du contrat. Il comprend aussi la police d'assurance, soit un document écrit renfermant les modalités de l'entente conclue entre le propriétaire du contrat et la compagnie d'assurance.
Le contrat peut aussi comporter des preuves d'assurabilité, c'est-à-dire des éléments d'information (données médicales ou habitudes de consommation de tabac, par exemple) qui permettent à l'assureur d'établir s'il peut accepter une proposition d'assurance et à quelles conditions. Finalement, le contrat peut comprendre des avenants : documents écrits qui modifient le contrat après son entrée en vigueur.
Lorsque vous remplissez une proposition, vous devez désigner le bénéficiaire de votre assurance vie. Cette personne recevra le montant assuré en vertu de votre assurance vie à votre décès. Si la désignation de votre bénéficiaire est révocable, vous pouvez changer de bénéficiaire sans condition. Si elle est irrévocable, vous ne pouvez changer de bénéficiaire sans l'accord écrit de cette personne.
À partir de l'entrée en vigueur de votre contrat d'assurance, vous devez verser périodiquement des primes, en échange de quoi l'assureur honore votre contrat. À votre décès, l'argent versé à votre bénéficiaire porte le nom de prestation.
Vous avez négligé de payer votre prime annuelle? Vous bénéficiez habituellement d'un délai de grâce de 31 jours, pendant lequel une prime échue peut être payée sans pénalité. Par contre, si vous n'avez pas acquitté la prime requise au-delà de cette période, votre contrat tombe en déchéance, c'est-à-dire qu'il prend fin.
